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5000 ans d'histoire.

Séparée de la Chine du Nord Est par deux fleuves, le Yalu et le Tumen (le cours inférieur de ce dernier constituant également la frontière avec la région russe de Vladivostok), la péninsule coréenne (222.154 km²) s'étire vers le sud en direction de l'archipel japonais. La topographie en est très variée bien que constituée à 70% de montagnes. Le rivage, irrégulier, est parsemé de plus de 3.000 îles.

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La péninsule compte de nombreux panoramas de montagnes et de fleuves, ce qui lui a valu le nom de "pays des brocarts d'or". Son point culminant est le mont PAEKTU, la montagne "éternellement blanche", qui s'élève à 2744 mètres au dessus de la frontière nord avec la Mandchourie. Le cratère appelé Chonji (lac céleste) est enveloppé d'une aura mythique, car il serait le siège du tout premier royaume de la Corée voici 5.000 ans. Soumise à l'influence de ses voisins et enjeu vulnérable de leurs rivalités en raison de sa position géographique, la Corée (le Pays du Matin Calme) a toujours été perturbée par leurs multiples interventions: invasions barbares par le Nord, depuis les Huns au IVe siècle jusqu'aux Mandchous au XVIIe siècle, invasions japonaises par le sud à partir du XVIe siècle. Le peuple coréen, rameau supposé de la famille ouralo-altaïque, est resté cependant ethniquement homogène. Il a pu développer au contact de la Chine, suzeraine pour de longs siècles, dont il a reçu longtemps les religions et la culture, une tradition historique et artistique originale qui a entretenu la cohésion nationale bien avant l'éclosion du nationalisme coréen. Celui-ci exalte aujourd'hui le souvenir des royaumes médièvaux de SHILLA et de GORYEO (KORYO), qui unifièrent le pays, ou de SEYONG, qui inventa l'alphabeth coréen au XVe siècle.
Au XIXe siècle, l'irruption des influences occidentales en Asie déchira le pays entre les tenants d'une ouverture, qui se traduisit par les progrès du catholicisme, et ceux de l'isolationnisme absolu destiné à préserver l'indépendance. Mais, objet de tout temps des convoitises des impérialismes asiatiques, la Corée n'était pas assez forte pour leur résister et, finalement, fût annexée par le Japon en 1910 après que ce dernier eût éliminé la concurrence de la Chine et de la Russie. Plongés dans la nuit coloniale et l'oppression, les Coréens acquirent alors une idée précise de leur propre unité nationale et luttèrent avec énergie pour leur libération. Celle-ci intervint en 1945, lors de la défaite du JAPON par les ÉTATS-UNIS et leurs Alliés, mais, en même temps, elle coïncida avec la division du pays en deux zones d'occupation, soviètique et américaine, de part et d'autre du 38ème parallèle.

L' agression caractèrisée du régime communiste du nord envers la république du sud, le dimanche 25 Juin 1950, aboutit très vite à une internationalisation du conflit de par l'intervention des troupes de l'O.N.U. principalement américaines se confrontant avec l'armée de la Chine communiste. Cette guerre de croisade des temps modernes, qui mit aux prises la première puissance démocratique mondiale, forte de sa supériorité matérielle comme de la valeur de ses combattants, et ses alliés Sud-Coréens et Occidentaux (1) , avec les Sino-Nord Coréens communistes, forts de leur tradition militaire révolutionnaire, dévasta la Corée.

Alors que les Communistes étaient sur le point d'être définitivement battus après des combats sans merci d'une extrême violence qui évoquèrent, à bien des égards, l'enfer de Verdun , l'ouverture de pourparlers diplomatiques et politiques à KAESON dès Juin 1951 conforta progressivement la division du pays. Cette partition définitive intervînt sur la base des positions à la date de l'armistice de PANMUNJOM, le 27 Juillet 1953, c'est à dire proche de la partition initiale du 38ème parallèle. Tandis que la Corée du Nord devenait une "république" populaire, la Corée du Sud se dotait d'un régime parlementaire et démocratique: la République de Corée (ANNEXE I). Un effort gigantesque de reconstruction commença.

L' effondrement du communisme international, l'éclatement de l'empire soviètique, le rapprochement sino-américain, et l'expansion économique remarquable de la Corée du Sud, sont des facteurs qui ont modifié profondèment le contexte politique de l'Asie orientale faisant, depuis quelques années, progressivement renaître l'espoir d'une réunification obsession de toujours du peuple coréen. Mais de sérieux obstacles se dressaient toujours, tenant en premier lieu aux pesanteurs qui s'attachaient au culte de la personnalité dont étaient encore l'objet les leaders communistes totalitaires du Nord. À l'aube de ce XXIème siècle, il apparaît que, grâce à des efforts magnifiques effectués de part et d'autre, la tant désirée réunification soit maintenant à portée des dirigeants KIM Dae-jung et KIM Il-sung (2ème du nom), et du Peuple Coréen tout entier.